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To Nature

It may indeed be fantasy when I
Essay to draw from all created things
Deep, heartfelt, inward joy that closely clings;
And trace in leaves and flowers that round me lie
Lessons of love and earnest piety.
So let it be; and if the wide world rings
In mock of this belief, it brings
Nor fear, nor grief, nor vain perplexity.
So will I build my altar in the fields,
And the blue sky my fretted dome shall be,
And the sweet fragrance that the wild flower yields
Shall be the incense I will yield to Thee,
Thee only God! and thou shalt not despise
Even me, the priest of this poor sacrifice.
S. T. Coleridge

À la nature

J’ai peut-être en effet l’illusion du rêveur
Quand j’essaie de tirer de toute créature
La joie franche, profonde, intime à sa nature ;
Et trouve autour de moi dans la feuille ou la fleur
Une leçon d’amour et d’ardente piété.
Alors ainsi soit-il ; et si le monde brut
Fait risée de ma foi, celle-là n’a pour but
Ni la peur, ni le deuil, ni la perplexité.
Aussi j’érigerai mon autel dans l’herbage,
Et l’azur me sera comme un dôme ajouré,
Et brûlant le parfum doux d’une fleur sauvage
En manière d’encens, je T’aurai vénéré,
Dieu unique ! trop bon pour que tu me haïsses,
Moi le prêtre du plus petit des sacrifices.
Traduction :J. F. Berroyer